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À l'été 2026, la forêt de Fontainebleau a subi l'un des plus importants incendies de son histoire contemporaine. Près de 2 000 hectares ont brûlé pendant une canicule exceptionnelle, et plus de 1 000 intervenants ont été mobilisés. Selon l'ONF, les feux des 12 et 13 juillet ont détruit 10 % de la superficie du massif. En Gironde, il s'agissait du plus gros incendie de forêt en France depuis 1949. Les opérations de reconstitution comprennent la sécurisation des zones sinistrées, des diagnostics écologiques et forestiers, puis la régénération. Ces opérations sont en partie financées par des dons, par exemple celui de la Caisse d'Épargne Île-de-France au fonds ONF-Agir.
Sur le plan financier, le président de la Métropole, M. Patrick Ollier, a proposé le 31 juillet aux maires une enveloppe de 500 000 euros. Elle se répartirait en deux volets. Le premier soutiendrait la régénération de la forêt de Fontainebleau, dans le cadre de la collecte menée par la Région, le Département de Seine-et-Marne, la Ville de Fontainebleau et l'ONF avec la Fondation du patrimoine. Le second serait un soutien en investissement à la métropole de Bordeaux, pour la reforestation et la reconstruction du territoire.
Ce soutien s'ajoute à un partenariat existant avec l'ONF. La Métropole et l'ONF ont signé une convention-cadre de partenariat 2025-2027. La Métropole compte 6 300 hectares de forêt, dont 80 % sont gérés par l'ONF. Les conventions précédentes prévoyaient déjà la restauration du tapis vert de Meudon et une intervention en forêt de Notre-Dame au titre de la compétence GEMAPI. Ces forêts périurbaines sont très fréquentées. Le risque d'incendie y augmente avec le changement climatique, ce qui explique l'enjeu de la solidarité entre territoires et de la prévention.