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Principaux enjeux :
La délibération a été adoptée à l'unanimité.
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est un phénomène naturel. Les sols argileux se contractent en période de sécheresse, puis gonflent quand ils se réhydratent. Ces mouvements fissurent les fondations et les murs. Le RGA touche 92 % du territoire de la Métropole du Grand Paris, selon son Plan Climat-Air-Énergie Métropolitain. Les épisodes de forte chaleur et de fortes pluies aggravent le phénomène. Un diagnostic de vulnérabilité permet de repérer les bâtiments exposés avant l'apparition des désordres, puis de choisir des mesures de prévention adaptées.
Le Cerema, établissement public d'expertise technique, travaille sur le sujet depuis longtemps. Il étudie les mécanismes du RGA et leurs conséquences sur le bâti depuis 2006. Il met notamment à l'essai le dispositif MACH. Ce dispositif humidifie le sol des fondations en y injectant de l'eau de pluie récupérée et stockée. Le Cerema apporte aussi son expertise à la Métropole pour un diagnostic du risque RGA à l'échelle métropolitaine et communale. Le Cerema insiste sur l'importance du diagnostic des terrains avant de mettre en œuvre des solutions préventives.
Les publications techniques sont récentes. Le Cerema et le CSTB ont publié un guide de prévention RGA pour les maisons individuelles en novembre 2025. En juillet 2026, l'ADEME et l'OID ont publié un guide qui recense 20 solutions techniques de prévention et de réparation, dans le cadre de France 2030. Pour une collectivité, le sujet est important parce que le RGA menace son patrimoine bâti, comme les écoles et les équipements publics. Il pose aussi la question de l'indemnisation des sinistres, qui relève du régime des catastrophes naturelles.