Principaux enjeux:
La Ville de Paris recourt de plus en plus aux gymnases municipaux pour mettre à l'abri des personnes sans domicile. Les services municipaux parlent d'une « explosion sans précédent des besoins » en hébergement d'urgence depuis 2021. Près de 3 500 personnes dorment dans la rue, et la Ville réquisitionne des bâtiments à forte capacité d'accueil, à commencer par les gymnases. La Ville estime que l'État n'assume plus sa responsabilité légale en matière d'hébergement d'urgence. Les élus de l'arrondissement rappellent eux aussi que cette compétence relève principalement de l'État.
Les conséquences sont lourdes pour le sport de proximité. Selon M. Boulard, maire du 17e, 2025 a atteint un record de 286 jours de mobilisation, pour cinq gymnases, en hiver comme en été. Les occupations durent en général de quatre à six semaines, et les activités sportives passent alors parfois au second plan. Les associations obtiennent normalement leurs créneaux pour deux saisons sportives. Les fermetures répétées les obligent donc à chercher d'autres horaires, et fragilisent clubs et cours d'EPS.
Plusieurs événements récents éclairent le débat. En octobre 2025, le Conseil de Paris a rejeté deux propositions visant à mieux protéger les équipements sportifs de ces mobilisations. Le 24 août 2026, Paris a annoncé en mobiliser dix, avec l'objectif de transférer progressivement les personnes vers des structures plus pérennes. D'autres arrondissements sont concernés, notamment avec les gymnases Fédération dans le 15e, Montherlant dans le 16e et Biancotto dans le 17e. Dans le 8e, le gymnase Roquépine doit de nouveau fermer du 26 octobre à Noël.