L'insertion par l'activité économique (IAE) permet à des personnes éloignées de l'emploi, comme les chômeurs de longue durée, les bénéficiaires du RSA ou les personnes sans abri, de retrouver un poste. Elles sont embauchées par des structures spécialisées, par exemple des ateliers et chantiers d'insertion, des entreprises d'insertion ou des régies de quartier, qui les accompagnent. Ces structures reçoivent des aides de l'État, versées pour chaque poste d'insertion. Ces aides ont été revalorisées pour 2026 par un arrêté d'avril 2026. La Ville de Paris les complète par des subventions de fonctionnement.
Le dossier relève de la Ville de Paris. Il correspond à la délibération « 2026 DAE 157 ». Elle prévoit 610 000 euros de subventions et des conventions avec 30 structures d'insertion professionnelle. Les conseils d'arrondissement donnent un avis sur ces délibérations avant leur vote par le Conseil de Paris. Ce dossier complète d'autres enveloppes votées plus tôt. Celle de 2025 s'élevait à 6 265 000 euros pour 103 structures.
La Ville a fixé un objectif politique. Dans le plan « Boost Emploi », elle vise le doublement du nombre de salariés en insertion à Paris pendant le mandat. Pourtant, plusieurs structures parisiennes, surtout des associations gérant des ateliers et chantiers d'insertion, rencontrent des difficultés qui menacent leur activité. Les subventions publiques servent donc à maintenir ces structures et leurs emplois, dont certaines sont en restructuration ou en redressement judiciaire.