La politique de la ville vise à réduire les écarts de développement entre les quartiers défavorisés et le reste du territoire. Elle repose sur des contrats de ville signés entre l'État, la Ville et leurs partenaires, et elle cible des « quartiers prioritaires » (QPV). Ces quartiers sont définis selon un critère de revenus des habitants. À Paris, elle concerne notamment, dans le 17e arrondissement, le secteur de la porte de Saint-Ouen et de la porte de Clichy. Les crédits viennent de l'État et de la Ville de Paris. Ils financent chaque année des associations qui œuvrent dans le champ social, éducatif, de l'accès aux droits, de la médiation ou de la prévention. Ces financements sont généralement versés par « enveloppes » successives, votées au Conseil de Paris, puis déclinées par arrondissement.
Les trois structures citées ont des missions différentes. Méduse intervient sur la protection des mineurs face à la prostitution et à l'exploitation sexuelle. Écoute Habitat 17 travaille sur les questions de logement et de vie dans l'habitat, autour de la porte de Saint-Ouen. Le PIMS Médiation Paris (Pôle d'initiatives de médiation sociale) mène des actions de médiation sociale dans l'espace public et les résidences, pour apaiser les tensions et les conflits d'usage.
Ces petites subventions de quelques milliers d'euros sont importantes pour les associations locales. Elles leur permettent de lancer ou de maintenir des actions de proximité dans les quartiers où les besoins sont les plus marqués. Elles font aussi l'objet d'un vote public, ce qui permet aux habitants de suivre la répartition de l'argent public.
Je n'ai pas pu consulter le site de la mairie du 17e pour vérifier ces éléments. Les informations ci-dessus viennent de mes connaissances générales sur la politique de la ville.