Les dotations d'animation locale (DAL) et de gestion locale (DGL) forment l'« état spécial » de chaque arrondissement parisien, c'est-à-dire son budget de fonctionnement. Les recettes de fonctionnement du conseil d'arrondissement se composent d'une DGL et d'une DAL. Le Conseil de Paris fixe le montant global de ces dotations, qui sont des dépenses obligatoires pour la Ville. Cette architecture vient de la loi PLM de 1982, complétée par la loi « démocratie de proximité » du 27 février 2002. La DAL finance l'information des habitants, la démocratie locale, les activités culturelles et les travaux d'urgence dans les équipements de proximité. La DGL, elle, sert au fonctionnement des équipements de proximité inscrits à l'inventaire de l'arrondissement.
Chaque automne, le Conseil de Paris vote un cadre de référence pour la répartition de ces dotations. Pour 2027, l'ordre du jour du Conseil de Paris comprend la délibération 2026 DDCT 171, qui détermine ce cadre, et la délibération 2026 DFA 40 sur les dotations aux arrondissements. Si le Conseil de Paris et les conseils d'arrondissement ne s'accordent pas sur le calcul de la DGL, le Code général des collectivités territoriales (art. L.2511-39) prévoit une répartition selon des règles légales. Dans ce cas, la première part doit représenter au moins 80 % du total des DGL. La moitié de la seconde part est répartie selon les caractéristiques propres de chaque arrondissement, notamment la composition socio-professionnelle de sa population.
Les montants restent modestes et évoluent peu. À titre d'exemple, dans le 6e arrondissement, la DAL passe de 267 284 € en 2025 à 263 178 € en 2026 (– 1,53 %), et la DGL de 2 814 147 € à 2 853 944 € (+ 1,41 %). Ces enveloppes déterminent la capacité des mairies d'arrondissement à financer leurs actions de proximité. Elles se complètent de dispositifs distincts, comme les fonds d'animation locale (FAL), créés au budget 2022 par le Pacte parisien de proximité.