Les EAJE (établissements d'accueil du jeune enfant) sont les crèches collectives, les multi-accueils et les structures voisines. À Paris, une partie d'entre eux est gérée par des associations conventionnées avec la Ville. Ces crèches associatives sont subventionnées par la Ville de Paris et par la Caisse d'allocations familiales. Leur tarification est identique à celle des crèches municipales. La Maison Kangourou est l'une de ces associations. Son réseau compte 30 crèches à Paris, en Île-de-France et à Brive-la-Gaillarde. Trois d'entre elles sont dans le 17e : Jacquemont, Saussure et Roussel.
La délibération est présentée par la Direction des familles et de la petite enfance. Elle regroupe les subventions par « groupes » d'associations, selon la taille de leur parc. Elle propose d'attribuer à La Maison Kangourou, au titre de 2026, une subvention de fonctionnement de 5 150 176 €. L'exposé des motifs précise que la subvention est en principe calculée sur un coût moyen forfaitaire à la place. Les établissements ouverts après le 1er janvier 2025 font exception : leur subvention part des coûts prévisionnels transmis par l'association. Cela explique que le montant soit voté globalement pour l'association, sans détail par établissement.
La Ville complète les financements de la CAF. La prestation de service unique (PSU) versée par la CAF représente 66 % du prix de revient plafond. La PSU a été revalorisée de 2 %, avec effet rétroactif sur l'ensemble de 2025. Le document de la Ville souligne cependant que le secteur associatif de la petite enfance est fragilisé par les limites du financement via la PSU. La hausse des subventions municipales répond donc à un enjeu de maintien des places d'accueil pour les familles parisiennes.