L'inventaire des équipements de proximité est un outil prévu par le droit propre à Paris, Lyon et Marseille. Les équipements de proximité sont les équipements à vocation éducative, sociale, culturelle, sportive et d'information de la vie locale. Cela inclut aussi les espaces verts de moins d'un hectare qui ne concernent pas l'ensemble des habitants de la ville ou de plusieurs arrondissements. Les espaces canins, boulodromes, agrès, crèches (EAJE) et jardinières entrent donc dans cette logique. L'inventaire est fixé par délibérations concordantes du Conseil de Paris et du conseil d'arrondissement, et il est modifié dans les mêmes formes. Si les deux conseils ne sont pas d'accord, c'est le Conseil de Paris qui tranche. Cette règle découle de la loi « démocratie de proximité » de 2002.
L'enjeu est surtout financier. La dotation de gestion locale de chaque arrondissement est calculée en fonction du nombre d'équipements de proximité. C'est aussi sur cette base que se construit l'état spécial de l'arrondissement. Ajouter ou retirer un équipement modifie donc les crédits de fonctionnement et d'entretien dont dispose la mairie d'arrondissement. Un équipement géré par un service de la Ville, comme la DEVE (direction des Espaces verts et de l'Environnement), peut poser la question du financement de son entretien.
La procédure se répète chaque année, à l'automne. Le conseil d'arrondissement approuve d'abord l'inventaire, puis le Conseil de Paris donne son avis sur l'actualisation. Le cadre légal a aussi évolué récemment : la loi PLM de 1982 a été réformée à l'été 2025. Cette réforme a changé le mode de scrutin des élections municipales de 2026.