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Principaux enjeux:
Les intervenants sociaux en commissariat et gendarmerie (ISCG) sont des travailleurs sociaux qui reçoivent les victimes, et parfois les auteurs d'infractions, au sein même des services de police. Ils jouent un rôle d'accueil et organisent le lien vers les différentes institutions. À Lyon, la fonction est née à la demande des policiers, qui ne pouvaient pas traiter les problèmes sociaux des personnes se présentant au commissariat. Les premiers postes ont été expérimentés en France au début des années 1990.
Ces postes s'inscrivent dans la politique publique de prévention de la délinquance. Celle-ci couvre aussi la lutte contre les violences intrafamiliales et faites aux femmes, ainsi que l'aide aux victimes. Une convention cadre fixe en général les engagements des cofinanceurs (État, collectivité, parfois CAF). Les professionnels sont rattachés à la Ville. Les associations du secteur recommandent d'intégrer le suivi de ces postes au CLSPD, pour leur donner plus d'assise et de visibilité. À Lyon, l'équipe compte actuellement 3 postes répartis entre les commissariats. Le poste demande une formation sociale de niveau bac +3, par exemple assistant de service social ou éducateur spécialisé.
Le sujet est d'actualité au niveau national. Des parlementaires réclament un recrutement massif d'ISCG pour mieux accueillir les victimes de violences sexistes et sexuelles. Ils jugent insuffisants les objectifs du gouvernement, alors que ce dispositif est présenté comme une priorité en 2025. Le financement partagé entre État et collectivités reste donc un enjeu central pour développer ces postes.