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Débat d'actualité organisé en séance sur la mobilisation lycéenne et étudiante qui traverse le pays, avec plusieurs établissements lyonnais touchés par des blocages et des troubles (incendies de mobilier urbain, tirs de mortiers, jets de projectiles contre les forces de l'ordre). Le Maire a rencontré des lycéens au lycée Ampère et témoigne de leur sens des responsabilités ainsi que de leur solidarité avec d'autres établissements, tout en condamnant les violences et en annonçant l'ouverture d'espaces de dialogue avec les représentants lycéens.
Principaux enjeux:
Depuis la fin septembre 2026, une vague de blocus lycéens touche la France, et l'enseignement supérieur la rejoint. Des lycéens disent ne pas être écoutés et dénoncent des cours non assurés faute de professeurs. Les lycéens réclament le remplacement des professeurs absents et une hausse des moyens. À Lyon, la grève nationale de la fonction publique s'est accompagnée de manifestations lycéennes, et une dizaine de collèges et lycées ont fermé. Des affrontements entre lycéens et policiers ont eu lieu le 28 septembre à Bron, Décines-Charpieu, Vaulx-en-Velin et Villeurbanne.
Le mouvement a aussi un bilan en maintien de l'ordre. Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a fait état de 440 interpellations lors de la journée du 29 septembre. Les deux tiers ont donné lieu à des gardes à vue, essentiellement pour dégradations ou violences sur agents dépositaires de l'autorité publique. Le 30 septembre, la mobilisation était en légère baisse, après 410 interpellations la veille. Le nombre total d'interpellations depuis le début du mouvement atteignait alors 624.
Ce sujet concerne plusieurs niveaux de pouvoir. Les lycées relèvent de la Région pour les bâtiments et le fonctionnement, et de l'État pour les enseignants et les programmes. La Ville de Lyon n'a donc pas de compétence directe, mais elle est concernée par l'ordre public aux abords des établissements et par la sécurité de ses habitants. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, chiffre les dégâts à près d'un million d'euros dans sa région depuis le début du mouvement. Le débat porte donc à la fois sur les moyens de l'éducation, la responsabilité de chaque collectivité et la gestion des violences.