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Conseil de Métropole
Présentation de la situation financière de Bordeaux Métropole à la suite de la deuxième phase de l'audit mené par le cabinet EY. Le président qualifie la métropole « au bord du gouffre » et évoque le risque d'une mise sous tutelle par l'État. Le vice-président aux finances expose une dette approchant 1,6 milliard d'euros, une capacité d'endettement de 19,2 ans et une annuité de dette multipliée par quatre pour atteindre 160 millions d'euros. Il chiffre la trajectoire de redressement à 182 M€ d'économies d'ici 2032-2033, dont 150 M€ sur trois ans, et annonce le placement en réseau d'alerte par la préfecture. Principaux enjeux: M. Egron rappelle que 42 % des 77 M€ de hausse de la masse salariale sont dus à des réformes nationales (CNRACL, point d'indice, GVT) non évitables et que l'ancienne majorité avait entamé une correction de trajectoire Mme Bost demande des précisions sur l'atterrissage 2026 en distinguant conjoncturel (37 M€ de soulte Sabome) et structurel, justifie les recrutements par la hausse du taux de réalisation des investissements et réaffirme que son groupe n'est pas dans le déni et sera au rendez-vous des efforts M. Sallaberry réplique que Bordeaux Métropole a fait un choix inverse des autres métropoles qui ont suspendu recrutements et investissements avant fin 2024 et que la mise sous tutelle sera automatique sans effort d'économies M. Bourlieux impute la responsabilité à la gauche et met en garde contre une communication excessive autour de l'audit Le président dénonce les accusations de « communication politique » et appelle à partager le constat de la gravité de la situation sous peine de ne pouvoir avancer
M. Rossignol-Puech propose la création d'une mission d'évaluation et d'information « Bordeaux Métropole à 50 °C » composée d'élus et d'experts, sur le modèle de Paris 2023, pour anticiper les canicules attendues à horizon 2050. Mme Fabre partage le constat d'impréparation et annonce la présentation en novembre d'un plan d'adaptation transversal, estimant que l'adaptation a été un impensé par le passé. Principaux enjeux: M. Chausset conteste l'idée que la mandature précédente aurait moins agi et appelle à sortir des polémiques pour aborder un changement de paradigme et de civilisation Mme Cassou-Schotte et M. Rubio rappellent le travail déjà engagé sur la mission Métropole Résiliente, les plans communaux et intercommunal de sauvegarde activés cet été et la réserve métropolitaine de 200 bénévoles Le président reconnaît que le territoire n'est pas adapté à 45 ou 50 degrés et confirme que Mme Cassou-Schotte sera associée aux travaux du plan d'adaptation présenté par Mme Fabre
M. Rossignol-Puech propose que la métropole vote une aide exceptionnelle de 50 000 € aux communes sinistrées, notamment Le Porge, à l'image des aides versées par plusieurs communes de l'agglomération. Le président répond que la métropole a déjà multiplié les actions de solidarité en nature (matériel, équipes, instruction des permis de construire) et précise que l'aide financière directe entre métropole et communauté de communes n'est pas possible juridiquement sans passer par un tiers, mais que le sujet reste à l'étude.
Lancement d'un appel à manifestation d'intérêt (AMI) permettant à des opérateurs privés d'installer, entretenir et exploiter de nouvelles bornes de recharge sur le domaine public, à leurs frais, moyennant une redevance d'occupation versée à Bordeaux Métropole. Mme Fabre rappelle que le réseau compte déjà 442 points de charge sur voirie et environ 3 000 au total. Principaux enjeux: Mme Rami et M. Escots contestent le recours au privé : M. Escots annonce un vote contre et interroge la compatibilité avec le gel des suppressions de places de stationnement à Bordeaux, en citant le précédent Bolloré M. Cazaux défend que « la voiture n'est pas l'avenir », pointe la dépendance aux métaux critiques et l'enjeu de partage de l'espace public, position reprise par M. Chausset qui compare la voiture à « un gaz » occupant tout l'espace disponible M. Cazabonne regrette l'absence de développement de l'hydrogène en Europe et alerte sur les risques d'incendie des batteries électriques Mme Fabre répond que la concurrence entre opérateurs et le pouvoir d'acceptation des maires constituent des garde-fous et que le contenu de l'AMI reviendra devant le conseil Le président et M. Poulain défendent le recours au privé comme nécessaire à l'accélération, au nom de la souveraineté énergétique et de la décarbonation Délibération adoptée par 2 contre, 12 abstentions, 89 pour
Évolution des tarifs du réseau TBM à compter de janvier 2027 : hausse moyenne de 3 % pour environ 2,9 M€ de recettes supplémentaires, maintien du ticket unitaire à 1,90 € et de la tarification solidaire (près de 100 000 bénéficiaires), revalorisation des seuils de quotient familial, pass senior porté de 60 à 63 ans et hausse de 3 € à 3,50 € du tarif Mobibus domicile (+16,7 %). Principaux enjeux: M. Escots dépose un amendement pour annuler la hausse du tarif Mobibus domicile, la plus forte de la grille, au motif qu'elle frappe des usagers en situation de handicap bénéficiaires de l'AAH et exclus de la tarification solidaire, et chiffre la recette attendue à moins de 60 000 € ; soutenu par M. Saint-Pasteur, M. Egron et M. Rossignol-Puech qui demande en outre d'étudier l'intégration de Mobibus dans la tarification solidaire M. Sallaberry rappelle que le ratio recettes/dépenses de Mobibus est de 5 % contre 31 % pour le réseau global, que le tarif n'a pas évolué depuis 2017 et que la hausse financera deux véhicules supplémentaires (de 34 à 36) pour améliorer la qualité du service Amendement rejeté, délibération adoptée par 76 pour, 21 abstentions, 2 contre M. Escots et M. Rossignol-Puech contestent aussi la hausse des tarifs des parcs relais périphériques alors que ceux de la ceinture deviennent gratuits, et le retour au double sens avenue Louis-Barthou à Bordeaux avec suppression d'un couloir bus/vélos, jugé contraire à la loi LOM ; Mme Bousquet-Pitt rappelle que le projet avait été proposé par la direction de la mobilité de la métropole M. Rossignol-Puech plaide pour un déplafonnement du versement mobilité et interroge l'absence d'extension de la ligne BCS-I vers la gare de Bègles
Création d'un fonds métropolitain exceptionnel pouvant atteindre 6 M€, dont 3 M€ de Bordeaux Métropole et 3 M€ de l'État sous réserve de la loi de finances 2027, pour soutenir les petites entreprises touchées par les incendies de l'été. Le dispositif cible les entreprises de moins de 20 salariés du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration ayant subi une perte d'au moins 20 % de chiffre d'affaires, avec une aide de 1 000 € à 5 000 € plafonnée à 75 % de la perte mensuelle. Principaux enjeux: Mme Martin salue une mesure d'urgence bienvenue pour un tissu économique dépendant du tourisme Mme Lepine conteste le périmètre du fonds, estimant qu'il s'agit en réalité d'un « fonds canicule qui n'assume pas son nom » couvrant juillet et août alors que les évacuations n'ont duré que quelques jours, et appelle à investir massivement dans l'adaptation plutôt que la réparation M. Poignonec répond que le référentiel juillet/août/moyenne a été retenu avec les organisations patronales et consulaires comme le plus juste et simple à instruire